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J’ai entendu parler de Caroline, en voyant passer sur facebook l’image d’une coiffure avec une splendide tresse qui venait d’être faite.  Il s’agissait de celle de ma compagne ! Jolie surprise. Caroline a bien voulu témoigner et nous décrit comment elle est en train de passer d’un monde à l’autre. Vous vous sentirez peut-être moins seul en lisant ce témoignage, car on perçoit que même si tout paraît « évident » … on est vraiment en face d’un changement total. Les actions d’aujourd’hui sont différentes et nécessitent d’être plus nombreuses et à la fois plus quantifiées.

Caroline, depuis combien de temps avez-vous votre salon ?

Depuis 17 ans, et si l’on compte ma vie de coiffeuse salariée précédemment … ça fait 30 ans ! Donc je pense savoir comment fonctionne un salon.

Comment avez-vous constitué votre clientèle ?

Quand on a un salon dans une petite localité, on sait qu’il faut aller chercher ses clients sur une dizaine de kilomètres…et pas seulement les attendre. En fait, j’avais commencé avec des flyers, ainsi qu’un encart publicitaire dans un journal régional.

J’ai aussi fait chaque année un encart publicitaire dans un journal gratuit qui rassemblait uniquement des professionnels locaux, mais ça n’existe plus.

Je me suis aussi dit qu’il fallait un support qui reste. Sinon, tout est toujours à refaire. Du coup j’avais choisi le calendrier des pompiers, sur 3 ou 4 villages. C’était relativement cher, mais en contrepartie je sais que c’est une coutume à la campagne d’acheter le calendrier des pompiers et que les personnes le gardent.

J’ai aussi placé une annonce chaque année dans le répertoire d’un établissement situé pas loin et qui emploie pas mal de monde. Le problème est qu’il faut assurer une remise de 10%. Faire venir des clients avec des remises…c’est quand même pas top.

Avec le temps j’ai commencé à m’intéresser à internet. J’ai eu un site internet, mais comme je ne m’en occupais pas ça n’amenait pas grand-chose. Et puis on a un jour évoqué facebook. Au démarrage j’ai créé ma page, et puis je n’y ai rien mis. Gwenn et moi étions prêtes à faire quelque chose mais on ne s’était pas mises d’accord sur « quoi » mettre. Donc …rien ne s’est passé non-plus.

Pourtant moi je vous ai connue par un de vos posts sur facebook ?

Oui, c’est plus récent. Pour tout vous dire, je me suis toujours beaucoup formée. Pour connaître les couleurs et les tendances du moment, l’application des produits, etc. Les clientes évoluent et c’est normal de pouvoir leur proposer ce qu’elles voient dans les revues ou à la télé. C’est une des raisons pour lesquelles je recherche des formations sur ce que les clients demandent et que je n’offre pas encore.

J’en ai trouvé une sur les tresses. Inversement à ce qu’on peut croire, une tresse…on ne sait pas tous en faire. Et mieux, les tendances évoluant sans cesse, les modèles de tresses évoluent aussi. Il y a des choses vraiment complexes à faire. Ca demande un apprentissage. Du coup je me suis spécialisée.

C’est là que j’ai commencé à publier des photos de clientes qui venaient de sortir du salon. J’ai trouvé cela naturel. Et puis je me suis rendu compte que même si je ne me considère vraiment pas une pro de facebook, c’est certain que ça m’amène des clientes. Dans tous les cas, nous sommes mieux vues grâce à facebook. J’ai même été surprise car quand je compte mon nombre de « likes » il n’est pas très élevé. Pourtant, je sais que pas mal de mes photos ont été vues car plusieurs personnes m’ont déjà dit être venues parce qu’elles ont vu mes photos.

Vous avez commencé à tester de la publicité sur facebook. Alors, qu’avez-vous vu ?

Je dirais que j’ai vu 2 choses.

1/ On voit plus clair car on voit des chiffres : j’ai remarqué que mes 2 publicités n’avaient pas touché les mêmes cibles d’âge. Important à savoir pour la suite. D’autre part j’ai remarqué aussi que depuis que j’en fais les visiteurs de ma page facebook sont de plus en plus actifs : plus de likes, plus de commentaires, plus de partages. Je remarque aussi que le nombre de personnes qui voient ma publicité est égal, parce que j’ai quelques communes autour de moi (inutile d’aller plus loin). Mais entre la deuxième publicité et la première, on a eu 3 fois plus de clics pour un budget de diffusion sur facebook qui est moins important et on a pu identifier directement les gens qui nous contactaient immédiatement à la suite de facebook.

2/ Je ne peux pas encore quantifier un lien direct de type : 1 pub = x rendez-vous de pris, car la campagne encore en cours. Mais j’ai déjà pu savoir quels messages m’étaient envoyés parce que les personnes venaient de voir la publicité. Donc pour le moment, comme je l’ai dit dans mon commentaire sur la page facebook JE FIDELISE, je vois que ça a un effet, à côté de tout ce que je fais aussi sur ma page, car je publie fréquemment.

Au final vous diriez quoi à quelqu’un qui, comme vous, est en train de changer ses habitudes et aimerait tester les publicités sur facebook ?

Je dirais :

  • il faut continuer de publier chaque jour ou presque sur facebook
  • il faut faire des publicités sur facebook
  • il faut aussi avoir un dispositif complet avec d’autres actions (newsletters, etc.)
  • il ne faut pas négliger le « local local » (infos, affichages, contacts personnels, groupes locaux, etc.)

Aujourd’hui il faut surtout pouvoir mesurer ses actions. On n’est plus à l’époque où on mettait 500 euros pour une publicité dont on ne savait pas si quelqu’un allait la lire. Aujourd’hui je suis beaucoup  plus regardante. C’est peut-être aussi l’envers de la crise…mais si on fait une action, il faut qu’il y ait un retour, non ?

Je dirais à ceux qui ont lu cet article, ne vous désespérez pas, mais ne restez pas les pieds dans le même sabot comme on dit, il faut avancer avec son temps, avec nos clients, sortir de nos petites habitudes et changer quand ça ne marche pas :-)).

Un grand merci Caroline !

Si vous aussi vous avez envie de tester l’approche de Caroline, n’hésitez pas. Demandez l’adhésion à notre Groupe.